Son parcours

Quand j’ai terminé mon ébauche, tout le monde a découvert non sans un certain étonnement ce que j’avais effectivement pressenti dans ce morceau de plâtre brut. Chercher des formes, découvrir, travailler la matière…tout ça me parlait, lorsque j’étais enfant, et j’aimais plus que tout créer des jouets pour les autres… Je n’ai pas appris à devenir sculpteur, j’ai juste passionnément cherché à laisser s’exprimer ce que je porte en moi, depuis ma plus tendre enfance…»

Et une quête perpétuelle

« Je préfère dire que je suis chercheur et voyageur, parce que je ne cesse depuis toujours de saisir la Chose. C’est un mot un peu mystique, une réalité que personne ne soupçonne, mais que moi j’ai perçue depuis longtemps dans le bloc de matière, et qui deviendra ensuite importante aux yeux des autres, parce qu’alors visible aux yeux de tous…

Sculpter, c’est ne pas parler creux. C’est être en quête perpétuelle de cette Chose qui n’est pas saisissable, mais que je sens, et que je veux de toutes mes forces pouvoir matérialiser.

C’est ça, être sculpteur, à mes yeux: voyager inlassablement, d’œuvre en œuvre, à la découverte de quelque chose qu’on croit atteindre mais qui ne vous échappe que pour vous entraîner sur d’autres sentiers de la création…

Mon maître absolu demeure Rodin. Après Michel-Ange, il incarne l’énergie absolue qui donne ses lettres de noblesse à cet Art. »

Un art qui contient tous les autres

« J’ai suivi des cours d’acrobatie de cirque, des cours de violon…J’ai bourlingué des années, entre 19 et 24 ans, autour de la Méditerranée… Or toutes ces expériences de vie n’ont convergé que vers un seul et même but, la sculpture, qui m’a permis de réunir en un seul art, en une seule expression, toutes les autres.

Le mouvement, la musique, le voyage caractérisent ainsi chacune de mes œuvres. Ce qui m’importe, c’est qu’ils délivrent de manière sensible le message de tolérance et d’amour que l’art a vocation de transmettre. »